Vendredi 29 janvier 2010
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C'est un mauvais coup aux salariés des deux réseaux Banque Populaire et Caisse d'Epargne qui vient d'être porté par les dirigeants du groupe BPCE.
En se pourvoyant en cassation, dans le procès qui les opposent au SNE (côté CE) et au SNB (côté BP) tout deux affiliés à la CFE-CGC, nos dirigeants reportent à une date indéterminée l'élection des
représentants des salariés au Conseil de Surveillance.
En effet, le délai d'un jugement de cassation est en moyenne de deux années. Et pendant ce temps, le Conseil de surveillance va continuer de se réunir et de prendre des décisions, Il
n'existe déjà pas encore de structures où les partenaires sociaux puissent intervenir, tant sur la future présentation des résultats 2009 du groupe que sur le PSG (plan stratégique
Groupe) tout va donc se faire hors de la présence des représentants des salariés.
Pire, le risque est grand que le groupe refuse de revoir ses statuts et renonce ainsi à laisser sièger nos représentants.
Pour la CFDT, pareille décision est d'ores et déjà impensable et inacceptable.
Alors que depuis plusieurs années, des dérives se sont multipliées sur les rémunérations, les retraites chapeaux et autre golden parachutes des dirigeants, le seul rempart qui subsiste, au moins
pour les dénoncer, ce sont les représentants des salariés.
La CFDT de BPCE prévient Philippe Dupont (président du conseil de surveillance) et François Pérol (président du Directoire) qu'elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour que les statuts soient
revus, et qu'à cette occastion, le droit de vote soit donné aux représentants des salariés.