Depuis quelques jours, de nombreux articles citent les organisations syndicales qui
envisagent, ou ont décidé, de saisir la justice pour "casser" la nomination de F Pérol.
A quelques exceptions près, la position CFDT est ignorée. Non pas que nous n'ayons pas été sollicités, mais nos réponses n'allant pas dans le sens attendu par les journalistes, nous ne sommes pas
cités.
En effet, pour faire parler de nous, il faudrait que nous clamions que nous allons saisir la justice. Or, ce n'est pas la position de la CFDT (lire).
Oui, nous considérons que la nomination de F Pérol pose problème et que la commission de déontologie doit être saisie et se prononcer.
Mais, quelle que soit la décision de cette commission, restent les "vraies" questions, et c'est ça qui est essentiel pour la CFDT :
- l'État veut à toutes forces la fusion rapide BP/CE, pourquoi ?
- l'État veut entrer au capital du nouvel ensemble (cas de figure unique à ce jour), pourquoi ? Pour faire quoi ?
- comment les dirigeants du nouveau Groupe vont-ils garantir la pérennité des entreprises (notamment Natixis), leur pérennité financière (notamment avec la charge emprunts + intérêts à
rembourser) ?
- quelles garanties nous apporte-t-on concernant l'emploi, les conditions de travail ?
- etc.
De même, nous expliquons aux journalistes que nous avons demandé la mise en place d'une commission de concertation et nous expliquons pour quoi faire. Mais avoir une position qui se focalise
prioritairement sur les intérêts du personnel ne permet sans doute pas de faire des articles avec des titres qui "claquent"...