Les skippers ont sabordé les bateaux, l’État les renfloue.1er: NATIXIS (au moins 2,5 milliards de pertes au 31/12/2008). Mention spéciale aux skippers Philippe Dupont, président du directoire, et Dominique Ferrero, directeur général, pour le gâchis.
État du bateau : deux plans sociaux en 2008 portant sur la suppression de plus d’un millier d’emplois. Combien en 2009 ?
2ème: GROUPE CAISSE D’ÉPARGNE (environ 2 milliards de pertes au 31/12/2008). Mention spéciale au skipper Charles Milhaud, ancien président, replacé dans un fauteuil doré dans la filiale «ultramarine» des Caisses d’Épargne, OCEOR (son unique sujet de préoccupation du moment : garder une place au chaud et faire oublier ses responsabilités dans la débâcle actuelle).
État du Bateau : 4500 suppressions nationales annoncées puis "suspendues" et, en cours, environ 1000 suppressions dans le cadre de PSE dans 5 Caisses.
3ème: GROUPE BANQUE POPULAIRE (« seulement » 300 millions d’euros de pertes mais peut-être plus). Mentions spéciales à Philippe Dupont et Bruno Mettling, skippers de choc, qui ont réussi à noyer les résultats bénéficiaires des Banques Populaires Régionales dans l’océan des pertes abyssales de Natixis.
État du bateau : le PSG 2 – Plan Stratégique Groupe - prévoit des mesures d’économies de frais généraux et d’augmentation de la productivité. A quel prix pour les salariés ?
Conséquences directes des pertes : l’arrivée en secours de l’État, qui injecterait dans le projet entre 2 et 3 milliards d’Euros s’ajoutant aux 4,5 milliards déjà consentis, et prendrait 20% de l’organe central du nouveau groupe.
Les interrogations sont nombreuses.L’État peut-il à la fois contrôler et diriger ?Sera-t-il capable de prendre la mesure de ce nouveau groupe mutualiste et de le pérenniser ?
Il n’est pas question de nous demander encore plus d’efforts et de sacrifices.
Le volet social doit être au centre du projet.Le 2ème groupe bancaire français ne peut exister sans les femmes et les hommes qui le composent.
Pour toutes ces raisons, la CFDT demande à être reçue au plus vite par la nouvelle Direction.
(Si les actuels dirigeants du groupe Banque Populaire quittent le bateau, la CFDT leur demande de renoncer sans conditions à toute indemnité de départ contrairement à ce qu'ils se sont fait voter le 16 décembre 2008 au Conseil d'Administration de la BFBP.)